Les raisons de la colère

, par  Jean Pierre Pago

La base de la sécurité civile de Marignane va quitter Marignane en fin 2016.
En soi cette information que l’on connait depuis déjà quelques temps n’est pas remarquable.
Sauf que si cette opération est programmée ce n’est pas le fruit du hasard !

Les raisons de la colère

En 2017,la concession d’affectation de l’aéroport Marseille Provence à la Chambre de Commerce de Marseille prend fin. L’aéroport sera alors géré par une société aéroportuaire du style de celle de Nice ou de Lyon.

La Chambre de Commerce a donc tout intérêt à ce que Marseille Provence ne voit plus son trafic, l’été en particulier, gêné par les mouvements des Canadair et autres Tracker.
De plus, la société Airbus Hélicopters (ex Eurocopter) va pouvoir aussi s’étendre en récupérant de la place occupée pour l’instant par la Sécurité Civile ; et devenir partie prenante de la Société aéroportuaire . . .

La conséquence majeure de cette modification d’affectation de l’espace va être que le trafic va augmenter fortement et donc que les riverains vont avoir à subir encore plus de nuisances.

Mais le responsable de cette état de fait n’est pas la DGAC comme bon nombre d’associations le pensent. Le responsable c’est le gestionnaire actuel de l’aéroport qui veut laisser une situation économiquement optimale à ses successeurs.

Il va falloir que ces associations changent leur fusil d’épaule et identifient ce responsable comme seule source de leur malheur.

Les CCE à venir doivent obligatoirement porter uniquement sur cet aspect de la problématique "nuisances". C’est ce responsable qui doit répondre et dire qu’est ce qu’il compte faire pour l’avenir. Nous ne nous faisons pas beaucoup d’illusions, il ne donnera aucune solution si on ne le pousse pas dans ses retranchements.

Comment ? C’est aux associations qu’il appartient de répondre. Elles doivent rapidement se réunir pour étudier cette nouvelle donne et y impliquer les élus concernés : maires des communes impactées, députés, sénateurs, Conseillers généraux et régionaux, etc . . .