Pollution atmosphérique

jeudi 16 février 2017
par  Dominique Lazarski

Toulouse, le 16 février 2017

Communiqué

Et la pollution des avions dans tout ça ?

La Commission européenne vient d’adresser "un dernier avertissement à l’Allemagne, à la France, à l’Espagne, à l’Italie et au Royaume-Uni au motif que ces pays n’ont pas remédié aux infractions répétées aux limites en matière de pollution atmosphérique fixées pour le dioxyde d’azote (NO2) [1]". Le texte poursuit "La pollution par le NO2 constitue une grave menace pour la santé. La plupart des émissions proviennent de la circulation routière".

Or, les riverains d’aéroports et les populations survolées, en France fédérés en associations locales, régionales (ACENAS, ADVOCNAR, CORIAS, DRAPO, etc.) ou nationales comme l’UFCNA et européennes comme l’UECNA, grâce aux experts qui en sont membres, font le constat régulier d’une augmentation de la pollution due aux NO2 autour des aéroports ; chacun sait que l’avion fonctionne au kérosène qui s’apparente au gasoil ; les émissions des avions(NO2 et les particules ultra fines) sont similaires aux émissions du diesel ; Air France lui-même dit " : les améliorations technologiques ayant permis la réduction du CO2 et celle du bruit, ont en revanche, fait apparaître une plus grande quantité de NOx. Aujourd’hui, le compromis à trouver entre CO2, bruit et NOx est un des challenges de l’industrie aéronautique".

AIRPARIF, qui déclare impossible la discrimination entre la pollution due au trafic routier et celle due à l’aérien, a cependant enregistré des niveaux de pollution aux suies bien supérieures à Gonesse, (située près de Roissy Charles de Gaulle à 14 km du périphérique) qu’à Bobigny (à 4 km du périphérique).

Le trafic routier n’augmente pas comme le trafic aérien, et l’industrie automobile a préparé sa conversion (plus de voitures électriques, moteurs plus propres…). Le Blue HD [2] qui équipe la plupart des nouveaux moteurs diesel réduit considérablement les émissions d’oxydes d’azote.

Il n’y a malheureusement aucune technologie comparable sur les moteurs d’avions.
Le lobby aérien, lors du Grenelle de l’Environnement, avait promis de réduire de 80% des oxydes d’azote pour 2020 [3]. A quelques années de cette échéance, la pollution due au trafic aérien produite par les aéroports , aérodromes et hélistations continue sa progression [4].

L’UFCNA dénonce l’absence, dans la liste des pollueurs chroniques et en augmentation constante, du transport aérien qui, en lobby puissant, minimise l’importance de son impact sur la planète et tente d’en convaincre les autorités ici et ailleurs.

Contact : Chantal Beer-Demander (UFCNA) 06 25 43 22 33
Françoise Brochot ( ADVOCNAR) 06 79 51 25 6



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